Euripide 

Résumé

Euripide  les bakkhantes

Oh ! quelle nature il révèle, ce Pentheus, issu des dents du Dragon, et qu’engendra autrefois Ékhiôn né de la Terre ! C’est un monstre effrayant, non un homme mortel ! Comme un géant meurtrier, il combat contre les Dieux ; et il veut me pendre, moi, servante de Bromios ; et il retient déjà dans la demeure, au fond d’une noire prison, le compagnon de mes danses ! Vois, ô fils de Zeus, ô Dionysos, ton prophète en ce péril mortel ! Viens, ô Roi, qui secoues dans l’Olympos ton thyrse fleuri couleur d’or, et réprime la violence de cet homme cruel !
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Euripide  les bakkhantes

Kadmos. Salut, ô malheureuse fille ! Tu te réjouiras difficilement.
Agavè Ô compagnes, conduisez-moi là où je trouverai mes sœurs malheureuses, condamnées au même exil. Que j’aille là où l’abominable Kithairôn ne me verra pas, où je ne le verrai point de mes yeux, où il n’y aura nul souvenir du thyrse ! Je laisse tout cela aux autres Bakkhantes.
Le Chœur. Elles sont innombrables, les formes des Destinées divines ; et les Dieux accomplissent bien des choses contre notre espérance ; et celles que nous espérons ne s’accomplissent pas. Un Dieu donne aux choses une fin imprévue.
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Euripide  les bakkhantes

Teirésias. Ô malheureux, tu ne sais jusqu’où tu t’avances en paroles ! Déjà tu es furieux, et tu n’étais auparavant que privé de raison. Nous, Kadmos, allons ! et supplions le Dieu pour lui, bien qu’il soit en fureur, et pour la Ville aussi, de peur qu’il nous arrive malheur. Suis-moi avec le thyrse, et soutiens-moi, et je te soutiendrai. Il est, en effets honteux à des vieillards de tomber. Mais ce qui doit être sera. Il faut servir Bakkhos, fils de Zeus. Prends garde, ô Kadmos, que Pentheus n’amène le deuil dans tes demeures.
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