Sophocle

Sophocle

Résumé

Portrait de Sophocle Sophocle,  Antigonè

“ KRÉÔN.
Antistrophe I. Ô seuil de l’inexorable Aidès, pourquoi me perds-tu ? Ô messager d’un lamentable malheur, quelle parole as-tu dite ? Hélas ! hélas ! Tu as achevé un homme déjà mort. Que dis-tu ? Hélas ! quelle calamité nouvelle m’annonces-tu ? La mort sanglante de ma femme après celle-ci !
L’ENVOYÉ. Tu peux regarder. Elle n’est plus dans ta demeure.
KRÉÔN. Hélas ! malheureux ! Je vois cette nouvelle misère. Laquelle me reste-t-il à subir désormais ? Ô malheureux que je suis, j’ai dans mes bras mon fils mort, et je vois d’un autre côté celle-ci morte ! Hélas ! hélas ! malheureuse mère !
”
Source : Wikisource

Portrait de Sophocle Sophocle,  Antigonè

“ Personne n’aime à être un messager de malheur.
LE CHŒUR. Certes, ô Roi, j’y pense depuis longtemps : ceci n’a-t-il point été fait par les Dieux ?
KRÉÔN. Tais-toi, avant que tes paroles aient excité ma colère et de peur d’être pris pour vieux et insensé. Tu dis une chose intolérable en disant que les Daimones s’inquiètent de ce mort. Lui ont-ils donc accordé comme à un bienfaiteur l’honneur de la sépulture, à lui qui est venu brûler leurs temples soutenus de colonnes et les dons sacrés, dévaster leur terre et détruire leurs lois ? Vois-tu les Dieux honorer les pervers ? Cela n’est pas.
”
Source : Wikisource

Portrait de Sophocle Sophocle,  Antigonè

“ KRÉÔN. Celle-ci n’a-t-elle pas été atteinte par ce mal ?
HAIMÔN. Tout le peuple de Thèba le nie.
KRÉÔN. Ainsi la Ville me prescrirait ce que je dois vouloir ?
HAIMÔN. Ne vois-tu pas que tes paroles sont celles d’un homme encore trop jeune ?
KRÉÔN. Cette terre est-elle soumise à la puissance d’un autre, et non à la mienne ?
HAIMÔN. Il n’est point de ville qui soit à un seul homme.
KRÉÔN. La Ville n’est-elle pas censée appartenir à qui la commande ?
HAIMÔN. Certes, tu régnerais fort bien seul dans une terre déserte.
KRÉÔN. Il combat, semble-t-il, pour cette femme.
”
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature