Sophocle,
Les Trachiniennes
(1896)
“ LICHAS, Je l'ai laissé plein de vie et de force, et brillant de santé. DÉJANIRE. En quel lieu ? Dans la Grèce, ou sur une terre étran,gère? Parle. LICHAS. Sur le rivage de l'Eubée: il y dresse des autels, et consacre à Jupiter Cénéen une offrande de fruits. DÉJANIRE. Est-ce pour acquitter un vœu, ou pour obéir à un oracle ? LICHAS. C'est un vœu qu'il a fait, lorsque ses armes ont conquis le pays de ces femmes qui sont devant tes yeux. DÉJANIRE. De grâce, quel est leur maître? qui sont-elles? Elles sont dignes de compassion, si l'aspect de leur malheur ne m'abuse point. ”
