Sophocle

Sophocle

Oedipe-roi (1881)

Résumé

Portrait de Sophocle Sophocle,  Oedipe-roi (1881)

“ OEDIPE. Grâce à la nuit qui t'environne, ni moi, ni ceux qui voient la lumière, nous n'avons rien à craindre de toi.
TIRËSIAS. Ton destin n'est pas de tomber sous mes coups. Apollon suffit, et c'est lui que regarde le soin de te punir.
OEDIPE. Ces inventions sont-elles de Créon ou de toi ?
TIRÉSIAS. N'accuse pas Créon de ton malheur : ne l'impute qu'à toi seul.
avec les êtres plus chers à toi, et ne pas voir à-quel-point de mal tu es.
OEDIPE. Est-ce que tu crois devoir dire toujours ces choses même te réjouissant ?
TIRÉSIAS. Si au moins quelque puissance de la vérité existe.
”
Source : Gallica

Portrait de Sophocle Sophocle,  Oedipe-roi (1881)

“ OEDIPE. Ce berger assure, as-tu dit, que ce sont des brigands qui ont tué Laïus. S'il persiste dans ce langage, ce n'est pas moi qui l'ai fait périr. Un seul homme ne saurait être pris pour plusieurs. Mais s'il ne désigne qu'un meurtrier, plus de doute, c'est moi qui suis le coupable.
JOCASTE. Il l'a dit, n'en doute pas, et il ne peut changer de langage; la ville toute entière l'a entendu comme moi. Mais quand il viendrait à démentir son premier récit, il ne prouverait pas que tu sois le meurtrier de Laïus, qui devait, selon l'oracle d'Apollon, mourir de la main de mon fils. Hélas !
”
Source : Gallica

Portrait de Sophocle Sophocle,  Oedipe-roi (1881)

“ OEDIPE. Celui à qui agissant la crainte n'est pas, pas plus une parole ne l'effraie.
LE CHOEUR. Mais celui qui doit convaincre lui existe : car ceux-ci amènent précisément ici le devin sacré, en qui seul des hommes le vrai est-inné.
OEDIPE. Tirésias, ô toi qui gouvernes toutes les choses et qui-s'enseignent, et qui-ne-se-disent-pas, et célestes, et qui-foulent-la-terre, si même tu ne vois pas, mais cependant tu devines la ville, avec quelle maladie elle est ; de laquelle, ô prince, nous trouvons toi seul protecteur et sauveur.
”
Source : Gallica

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