Lorenzo Valla,
Du libre arbitre
“ «Puisque Aristote n’a pas saisi Euripe, Euripe a saisi Aristote». Où [a-t-on vu] chose plus audacieuse et insensée ? ou comment Dieu pouvait-il condamner d’un jugement plus manifeste son esprit et celui de tous les autres semblables, qu’en le laissant libre, par sa passion immodérée pour la science de tomber en fureur, et de se donner lui-même la mort, une mort, dis-je, peut-être plus hideuse que celle de Judas le scélératissime ? Détournons nous donc, du désir de connaître les hauteurs, pour consentir plutôt à des choses humbles. ”
