Maurice Maeterlinck,
L'ombre des ailes
(1936)
“ Si j'étais Dieu je supprimerais toute les maladies, toutes les infirmités injustes et cruelles, la laideur, l'imbécillité, l'envie, la haine, la perfidie, la bassesse, la misère, mais non point la mort qui est la récompense de la vie. Il n'y aurait plus de malheureux, mais l'humanité serait-elle plus heureuse ? Peut-elle l'être tant qu'elle ne saura pas pourquoi elle vit, et qu'elle n'aura plus les petits buts qui lui masquaient le grand vide où elle se déplace pour se rapprocher d'un autre vide qui n'a plus de bornes dans l'espace et le temps ? ”
