Maurice Maeterlinck

Maurice Maeterlinck

Résumé

Portrait de Maurice Maeterlinck Maurice Maeterlinck L'ombre des ailes (1936)

Si j'étais Dieu je supprimerais toute les maladies, toutes les infirmités injustes et cruelles, la laideur, l'imbécillité, l'envie, la haine, la perfidie, la bassesse, la misère, mais non point la mort qui est la récompense de la vie. Il n'y aurait plus de malheureux, mais l'humanité serait-elle plus heureuse ? Peut-elle l'être tant qu'elle ne saura pas pourquoi elle vit, et qu'elle n'aura plus les petits buts qui lui masquaient le grand vide où elle se déplace pour se rapprocher d'un autre vide qui n'a plus de bornes dans l'espace et le temps ?
Source : Gallica

Portrait de Maurice Maeterlinck Maurice Maeterlinck L'ombre des ailes (1936)

Ce que nous appelons le destin n'est que l'extrême de notre ignorance et non point la loi suprême de l'univers.
Est-il moins raisonnable de croire qu'existe quelqu'un qui voie déjà ce qui n'est pas encore, que de s'imaginer que ce qui sera n'est nulle part dans le temps et l'espace ? Si vous imaginez ceci, vous supposez que du néant, qui n'est ni l'espace ni le temps et qui n'existe point, puisse sortir quelque chose qui existe, et vous supprimez l'éternité ou l'éternel présent.
Source : Gallica

Portrait de Maurice Maeterlinck Maurice Maeterlinck L'ombre des ailes (1936)

Le passé est le mirage à gauche, l'avenir, le mirage à droite du présent. Ils sont aussi
réels l'un que l'autre. Au milieu de tous ces mirages, le moins réel c'est nous.
Qui nous assure que Dieu raisonne comme nous ? Peut-être notre intelligence n'est-elle qu'une infirmité de l'esprit pur et éternel. Si Dieu nous semble parfois moins juste et moins sage que nous, est-ce lui qui a tort ?
La science est une magie expérimentale, car tout est magie en ce monde où nous ne savons rien.
Source : Gallica

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