Résumé

Portrait de Paul Valéry Paul Valéry Paul Valéry et la métaphysique (1927)

Nous avons déjà remarqué qu'à ses heures d'intuition plus profonde, rares et courtes, le métaphysicien qui dort en lui avait jeté l'alarme et soupçonné l'existence d'un monde qui dépasse la physique, et pourrait bien, s'il était connu, nous donner la clef du mystère qui nous entoure.
Mais, à défaut de la pensée qui nous ferme ce monde, en le défigurant; à défaut de la science et de l'art qui restent en deçà de ce monde, en le déclarant inconnaissable, n'avons-nous pas à notre service d'autres moyens de le connaître?
Source : Gallica

Portrait de Paul Valéry Paul Valéry Paul Valéry et la métaphysique (1927)

Comprendre cela que tout vient de l'être et s'y ramène; que le principe d'identité, — loi suprême de l'être, — est le cœur même de la Pensée; que, grâce à lui, toutes les modalités de la connaissance — intuitions, jugements, raisonnements, — sont chargées d'être comme les veines le sont du sang qu'elles charrient à travers l'organisme, c'est se mettre en état de tout comprendre; c'est ouvrir toutes grandes les portes de l'intelligence sur les deux mondes où nous sommes appelés à penser et à vivre, ceux du relatif et de l'Abslou, du fini et de l'Infini.
Source : Gallica

Portrait de Paul Valéry Paul Valéry Paul Valéry et la métaphysique (1927)

Il dépend du bon plaisir de Dieu que le monde ait un commencement ou n'en ait pas, mais c'est la nature même des choses, dans leur ensemble ou dans le détail, qui postule nécessairement l'existence d'une cause incréée. En d'autres termes, lorsque nous affirmons que Dieu est cause des choses, nous entendons par là que les choses n'ont pas en elles-mêmes leur raison d'être, qu'elles sont inintelligibles, et que l'univers, pour devenir intelligible, s'achève en Dieu, c'est-à-dire en dépend dans tout ce qu'il est.
Source : Gallica

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