Manoel da Cunha

Résumé

Manoel da Cunha Lusitania vindicata (1863)

Le peuple honore les grands, il ne les craint pas ; les grands précèdent le peuple, sans le mépriser. Chacun fait le bien, ou parce qu'il le veut, ou parce qu'il en reconnaît la nécessité, et la justice est observée, parce que le prince est le premier à en donner l'exemple. A la cour, tout est rentré dans l'ordre, les charges sont réparties entre les plus méritants ; le Portugal, enfin, est tellement renouvelé, qu'on pourrait croire le roi Emmanuel ressuscité, et reprenant le cours de son règne glorieux dans la personne d'un neveu digne de lui.
Source : Gallica

Manoel da Cunha Lusitania vindicata (1863)

Le choix ne saurait être douteux, bien que l'un et l'autre soient parents au même degré du dernier roi, avec cette différence que l'une par son père, et l'autre par sa mère, descendent de la tige royale du Portugal.
Il n'est personne, pourvu qu'il ait été doué d'un peu de bon sens par la nature, qui ne reconnaisse que le choix auquel il s'arrêterait de préférence, comme au meilleur, ne soit aussi la coutume suivie par les anciennes républiques, qui ont consacré dans leurs codes le droit légitime de succession.
Source : Gallica

Manoel da Cunha Lusitania vindicata (1863)

Mais nous en appelons à la conscience du genre humain : que la terre et que le ciel soient juges entre nous. D'un côté Philippe, sans l'aveu des Etats, au mépris des volontés du peuple, des arbitres et du Saint-Père, fort de la seule adhésion des Castillans, fait appel aux armes, et s'empare insolemment d'un trône qui n'est pas le sien, en foulant aux pieds sa conscience, son honneur, et bravant jusqu'au jugement de la postérité.
Source : Gallica

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