Résumé

Portrait de Cicéron Cicéron La République de Cicéron. Tome 1 (1823)

On y chercherait en vain l'explication et l'esprit de cette politique profonde que Bossuet et Montesquieu ont si admirablement définie, et par laquelle Rome mit l'univers à ses pieds. C'est que cette politique ne se publiait pas, et n'était pas le texte de l'éloquence du Forum; elle résidait dans le corps et les traditions du sénat. C'est là que s'étudiait l'art de maintenir dans l'obéissance un peuple si tumultueux et si fier, de le conduire où il ne voulait pas aller, de le faire servir à des desseins que souvent il ignorait.
Source : Gallica

Portrait de Cicéron Cicéron La République de Cicéron. Tome 1 (1823)

En effet, je le pense, la patrie ne nous a point donné la naissance et l'éducation, pour n'avoir à espérer aucun retour de notre part, pour être seulement l'esclave de nos intérêts, pour fournir une paisible retraite à notre inaction, et nous servir de lieu d'asile et de repos ; elle entend au contraire avoir un droit privilégié sur les plus nombreuses et les meilleures facultés de notre âme, de notre esprit, de notre raison, et ne nous en laisse, pour notre propre usage, que la part qui lui est inutile à elle-même.
Source : Gallica

Portrait de Cicéron Cicéron La République de Cicéron. Tome 1 (1823)

Car il est tout aussi facile à un tyran d'être clément, qu'à un roi d'être oppresseur. Toute la question, pour le peuple, est de servir sous un maître indulgent ou cruel ; mais il ne peut pas ne pas servir. Du reste, comment Lacédémone pouvait-elle, à l'époque même de la supériorité prétendue de son institution politique, avoir des rois justes et bons, puisqu'elle recevait nécessairement pour roi l'héritier, quel qu'il fût, sorti du sang royal? Quant aux aristocrates, peut- on supporter des hommes se décernant eux-mêmes un tel titre, non de l'aveu du peuple, mais par leurs propres votes?
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature