Résumé

M. Morlais Étude sur le "Traité du libre arbitre" de Vauvenargues… (1881)

Nous sommes nés pour l'action ; s'abstenir, réprimer ses passions, voilà le mal; les plaisirs, l'ambition, la gloire, tel est le voeu de la nature qu'il faut suivre. La vertu, c'est le libre déploiement naturel d'une âme généreuse : aimez les passions nobles, la vertu ne peut triompher qu'en prenant la forme d'un désir. A la morale mystique qui ne poursuit que le salut de l'âme et cherche Dieu en tout, Vauvenargues substitue la doctrine du bien social, et donne à la morale une origine et à la vertu une fin tout humaine.
Source : Gallica

M. Morlais Étude sur le "Traité du libre arbitre" de Vauvenargues… (1881)

La liberté de faire le mal, de violer la loi éternelle, bien loin d'être une perfection absolue et de soustraire celui qui la possède au souverain domaine de Dieu, est au contraire une preuve de sa faiblesse et de sa dépendance. En effet, qu'y a-t-il de plus infirme qu'une faculté qui n'est pas sûre d'elle-même et qui ne peut obtenir sa fin qu'au prix de laborieux efforts, de plus dépendant qu'un pouvoir qui ne peut se maintenir et se défendre contre ses propres défaillances sans l'appui d'une force étrangère, sans le secours du Dieu qui le conserve?
Source : Gallica

M. Morlais Étude sur le "Traité du libre arbitre" de Vauvenargues… (1881)

Vouloir c'est agir avec connaissance de cause, avec intention. Mais si l'intelligence éclaire la volonté, si elle préside à son opération, il ne s'ensuit pas qu'elle la détermine. La pensée n'est pas déterminante, pas plus que la passion : il y a une force autonome, indépendante, qui triomphe de l'une ou de l'autre à son gré. La volonté, pour entrer en exercice, a besoin d'être éclairée par l'intelligence, mais bien loin d'être entraînée par celle-ci, c'est elle au contraire qui, au moyen de l'attention, dispose de l'intelligence et l'applique aux objets de son propre choix.
Source : Gallica

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