M. Morlais, Étude sur le "Traité du libre arbitre" de Vauvenargues… (1881)
“ Nous sommes nés pour l'action ; s'abstenir, réprimer ses passions, voilà le mal; les plaisirs, l'ambition, la gloire, tel est le voeu de la nature qu'il faut suivre. La vertu, c'est le libre déploiement naturel d'une âme généreuse : aimez les passions nobles, la vertu ne peut triompher qu'en prenant la forme d'un désir. A la morale mystique qui ne poursuit que le salut de l'âme et cherche Dieu en tout, Vauvenargues substitue la doctrine du bien social, et donne à la morale une origine et à la vertu une fin tout humaine. ”
