Arthur Schopenhauer

Arthur Schopenhauer

Résumé

Portrait de Arthur Schopenhauer Arthur Schopenhauer Essai sur le libre arbitre

Aussi n’est-ce tout d’abord que l’exercice de cet empire, c’est-à-dire l’acte lui-même, qui imprime à la volition, aux regards de la conscience, le sceau d’une manifestation de la volonté. Car aussi longtemps qu’elle s’élabore peu à peu, elle s’appelle désir [6] : quand elle est achevée et prête à passer à l’acte, elle s’appelle résolution : mais qu’elle soit passée effectivement à l’état de résolution, c’est ce que l’action seule peut démontrer à la conscience ; car jusqu’à l’action qui la réalise, elle peut changer.
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Portrait de Arthur Schopenhauer Arthur Schopenhauer Essai sur le libre arbitre

Comme la balance est incapable de se mettre d’elle-même en mouvement, de même la libre volonté ne peut pas tirer de son propre fonds la moindre action ; et cela, en vertu du principe que rien ne se fait de rien. La balance doit-elle s’incliner d’un côté ? il faut qu’un corps étranger soit placé sur un des plateaux, et c’est ce corps qui sera ensuite la cause du mouvement. Pareillement toute action humaine doit être produite par quelque chose, qui agisse d’une façon positive, et soit quelque chose de plus que cette qualité toute négative de la liberté.
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Portrait de Arthur Schopenhauer Arthur Schopenhauer Essai sur le libre arbitre

Dans le cas d’un choix difficile qui se trouve soumis à notre volonté, notre résolution finale reste pour nous-mêmes un secret, comme la résolution d’une personne étrangère, aussi longtemps que nous ne nous sommes pas décidés : tantôt nous pensons qu’elle inclinera d’un côté, tantôt de l’autre, selon que tel ou tel motif est présenté plus immédiatement à la volonté par l’entendement, et qu’il essaie au moment même sa force sur elle : c’est alors que cette pensée « je peux faire ce que je veux » nous offre l’apparence trompeuse d’une affirmation du libre arbitre.
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