Émile Hinzelin,
Les animaux mythologiques
(1926)
“ Le Cygne peut, à plus d'un titre, se dire l'oiseau de Jupiter, après l'aigle. — La beauté du cygne est-elle parfaite ?. — Non, certes. Il manque de proportions. Cou trop long, pieds qui, hors de l'eau, sont gauches et ridicules, bec trop large destiné à fouiller la vase, ailes trop larges destinées aux lointaines migrations. Rarement, on a l'occasion d'admirer le vol du cygne. En revanche, on peut à l'aise le voir nager. Il est, sur l'eau, la beauté même. Souple, élégant, gracieux, il passe, comme un rêve blanc qui emporte tous les cœurs. ”
