“ « Mais que si Agamemnon est trop odieux à ton cœur, lui et ses présents, veuille du moins avoir pitié de tous les Grecs en danger de périr ; et ceux-là t'honoreront comme un dieu, car en vérité tu te gagneras une gloire immense auprès d'eux. Bien plus, tu pourras aussi tuer Hector : car celui-là viendra très près de toi, dans sa folie mortelle, parce qu'il pense qu'il n'y a aucun homme comparable à lui parmi les Grecs que les vaisseaux ont amenés ici ! » Mais ni l'éloquence d'Ulysse, ni celle du vénérable vieillard Phénix, qui l'a accompagné, ne réussissent à apaiser la rancune d'Achille. ”
Homère
Résumé
L’Iliade, épopée attribuée à Homère, raconte les dernières semaines de la guerre de Troie, en mettant notamment en scène la fureur d’Achille et la mort d’Hector. Divisée en vingt-quatre chants, elle allie combats épique, intervention des dieux et réflexions sur la gloire, le destin et la violence.
Réalisée entre -850 et -750, fixée sous Pisistrate, elle constitue un pilier du cycle troyen, influençant des œuvres telles que l’Énéide. Son récit, mêlant tragédie et humanité, demeure un fondement de la littérature antique, suscitant encore aujourd’hui des débats sur son auteur et son origine.
Citations de L'Iliade (Homère)
“ Tu as raison de te vanter abondamment à cette heure, Hector, car Jupiter et Apollon t'ont donné la victoire, et m'ont accablé aisément, ayant eux-mêmes enlevé mon armure de mes épaules. Mais si vingt hommes tels que toi m'avaient attaqué, tous ils auraient péri sur-le-champ, vaincus par ma lance. Et puis il y a une autre chose que je vais te dire, et garde-la soigneusement dans ton coeurs en vérité, toi-même tu n'as plus longtemps à vivre, mais déjà la mort se tient debout près de toi, et le Destin commande que tu succombes sous les mains du noble Achille, de la race d'Eaque ! ”
“ « 0 Grecs, allons- nous, une fois encore, laisser la victoire à Hector, fils de Priam, pour qu'il enlève nos vaisseaux, et se gagne de la gloire? Allons, obéissez à mes ordres ! Armons-nous des meilleurs boucliers qui soient dans les camps, et recouvrons nos têtes de casques étincelants, et prenons en main les plus longues lances, et, ainsi préparés, avançons au combat ! » Ainsi il parla, et les Grecs l'écoutèrent anxieusement et lui obéirent. Et ce furent les rois eux-mêmes qui les mirent en rang de bataille, tout blessés qu'ils fussent, et Ajax, et Ulysse, et Agamemnon fils d'Atrée. ”
