Résumé

Démosthène Harangue sur les prévarications de l'ambassade… (1848)

Moi, par exemple, Philippe ne m'a pas ébloui; le n'ai eu des yeux que pour nos captifs, que j'ai rachetés; je n'ai jamais fléchi devant ce prince. Eschine, le front dans la poussière, chantait ses victoires ; Eschine n'avait de dédains que pour Athènes.
Sans doute, l'éloquence, la voix, ou quelque autre avantage de ce genre, joint à l'ambition du patriotisme et de la vertu, doit être pour vous tous une cause de joie, et un objet d'encouragements, c'est un bien que se partage un peuple entier. Mais ce talent se rencontre-t-il
comme faisant-retentir-sa-voix bien.
Source : Gallica

Démosthène Harangue sur les prévarications de l'ambassade… (1848)

Pour moi, je prononce en faveur de la Phocide. Elle possédait Orchomène, Coronée, Tilphossée, elle avait dégagé ses troupes assiégées dans Néones, tué à l'ennemi deux cent soixante-dix hommes sur le mont Hédylée, où elle érigea un trophée; elle avait vaincu dans un combat de cavalerie; Thèbes enfin était accablée d'un déluge de maux. Tel n'était pas votre sort, tel ne soit-il jamais! Ce qu'avait de plus fâcheux votre guerre contre Philippe, c'était de ne pouvoir
la cité qui-l'envoya fut privée de ce qui était à elle ?
Source : Gallica

Démosthène Harangue sur les prévarications de l'ambassade… (1848)

Ne vous rappellerez-vous point ces paroles de l'accusateur de Timarque? « N'attendons rien d'un État sans énergie contre les coupables, rien d'un gouvernement où les sollicitations et la pitié l'emportent sur les lois.
Ne vous laissez attendrir ni par le grand âge de la mère de Timarque, ni par ses jeunes enfants, ni par personne; ne voyez qu'une chose, c'est que, si vous délaissez les lois et le gouvernement, vous ne trouverez personne pour s'attendrir sur vous. » Un infortuné a donc été frappé de mort civile pour avoir connu les crimes d'Eschine, et vous
en tout temps?
Source : Gallica

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