Résumé

Auguste Causard Contes et légendes du Bassigny-Champenois (1880)

Je ne puis être heureux moi-même avec l'argent, je vais chercher à faire le bonheur des autres. — Et le bon Canet mit ses anciens habits, remplit un sac des hardes des premiers jours, et le bâton à la main prit tout droit devant lui.
En arrivant à l'entrée de la nuit sur la place de Montigny, il vit une foule nombreuse enchérissant à qui mieux mieux les pièces d'un pauvre mobilier que cherchait à défendre une femme tout en pleurs.
— Qu'y a-t-il ma bonne femme ? dit Canet.
Source : Gallica

Auguste Causard Contes et légendes du Bassigny-Champenois (1880)

L'esprit ne redescend jamais. La goutte d'eau nouvelle reçoit une âme nouvelle.
L'homme veut que les animaux seuls et les plantes jouissent de la vie, parce qu'il voit, pour eux, un commencement et une fin.
Insensé ! la vie est partout, et partout avec elle l'esprit; dans la pierre du chemin, dans le nuage qui passe, dans l'arbuste qui fleurit, dans l'oiseau qui chante, dans l'homme qui souffre. Tout n'est que transformation, mais
la transformation ne peut être vue que par l'Eternel.
Source : Gallica

Auguste Causard Contes et légendes du Bassigny-Champenois (1880)

Ce que devint le marquis de Chauvirey, jamais on ne le sut. Repose-t-il dans sa chapelle sous le lourd sarcophage de sa famille?
Le diable lui a-t-il donné un emploi dans son empire? Je l'ignore, mais ce qui est sûr, c'est que l'homme rouge et noir, celui qui l'avait rajeuni, prit sa place, se mit dans son
lit, but dans son verre, porta son nom et ses armes, et qu'il avait une façon de regarder les gens, à leur oter l'envie de lui demander un certificat de bonne vie et mœurs.
Source : Gallica

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