Résumé

Ernest Doin,  Le dîner interrompu

“ LAFLUTE (à part)
Vlà la comédie qui commence, mais j'y comprends rien encore.
VINCENT
Mais encore, que diable, quand la gaîté s'en va, c'est que...
JOCRISSE
C'est que la tristesse arrive et la santé s'en sent.
VINCENT
Ah! ça, mon gaillard, quel diable de ton prends-tu donc?... tu as la mine d'un enterrement.
JOCRISSE (lentement)
Dame... M. Vincent... voyez-vous, j'suis comme ça moi... quand j'vois qu'un malheur doit arriver à un honnête homme. Eh ben... ça m'bouleverse... ça m'tourmente comme une âme en peine.
”
Source : Gutenberg

Ernest Doin,  Le dîner interrompu

“ Tiens mon brave Vincent, voici le plat d’oreilles en question, tu vois quelles doivent être délicieuses !... Maintenant mes amis, nous allons continuer notre dîner, qui, cette fois, je l’espère ne sera pas interrompu... Vous M. l’officier, vous voudrez bien le partager avec nous et que vous n’aurez pas d’objections, ni toi, mon cher Vincent d’admettre à notre table notre joyeux Jocrisse et son acolyte Laflûte.
Vincent et l’Officier Adopté ! Adopté !
Jocrisse M. Plumet, le dindon est rôti, il a une odeur des plus appesantes.
Plumet Le dindon ? À demain le dindon pour le déjeuner.
”
Source : Wikisource

Ernest Doin,  Le dîner interrompu

“ Vincent (à part) Ah ! mon Dieu !
Plumet Aimes-tu les oreilles, Vincent ?
Vincent Les... oreilles.
Plumet Oui les oreilles, rien de meilleur, rien de plus exquis... ah !
Jocrisse (à part à Vincent) Méfiez-vous.
Plumet Tiens Vincent, j’en ai déjà mangé beaucoup et plus j’en mange, plus je les aime.
Vincent (tout à fait épouvanté) Mais... mais... moi... je n’en suis pas.
Plumet Eh bien, moi, j’en mangerai, ce bourgogne m’a ouvert le goût... vivent les oreilles.
Jocrisse (à part) Il n’est que temps, vlà l’accès au plus fort.
Vincent (reculant sa chaise) Aie ! oh ! mon Dieu !
”
Source : Wikisource

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