“ Vous ne savez pas comme c’est ravigotant cet air du matin !... Armand, lui barrant le passage. Ainsi vous me verriez me noyer que vous ne vous précipiteriez pas pour me secourir !... Irène. Que vous êtes drôle ! Vous savez bien que je ne puis pas nager... et puis, pardonnez-moi, mais vous auriez l’air un peu... bebête, un grand garçon comme vous, d’être sauvé par une petite fille. Armand, la laissant passer. On est bien malheureux, Irène, quand on sent que personne ne tient à soi, qu’on peut souffrir et puis mourir sans qu’une sympathie songe à nous consoler ou à nous plaindre ! ”
Joséphine Marchand
Résumé
“Rancune”, est une œuvre de Joséphine Marchand. Des thèmes tels que Irène, Mon Dieu ou Armand y sont abordés.
Citations de Rancune (Joséphine Marchand)
“ Adolphe. Dans quelles circonstances ? Irène. Tenez, des hommes qui ont presque le double de notre âge deviennent parfois devant nous de simples enfants. C’est la même candeur, la même aveugle crédulité. Nous leur faisons à plaisir avaler des couleuvres, et sans que leur logique s’en étonne, nous les transportons brusquement de la pure extase au plus noir désespoir. Vous êtes tous comme cela... Adolphe. Pardon !... Étant donné certain état d’âme. Irène. Parfaitement. Étant donné certain état de cœur, le plus fier et le plus sérieux d’entre vous devient la dupe la plus facile... ”
“ Irène. Fi !... Un homme qui pleure !... Armand. Oh ! quand c’est le bonheur !... Adolphe, s’essuyant le front. Ouf !... quelle besogne tout de même que d’être parrain !... Aussi quand on m’y repincera... (À Armand.) Entends-tu, toi, ne me demande jamais ça... Armand, distrait, qui cause avec Irène. Hein !... certainement. Adolphe. Ils ne m’écoutent plus ; il est évident que je cesse d’être indispensable. Allons, mes enfants, venez embrasser votre tante qui va être bien heureuse, et une autre fois vous croirez votre vieil ami quand il vous dira que : Tonnerre ! quand on s’aime on se marie. ”
