Résumé

Alfred ou L'enfant sans défauts (1835)

Alors, se précipitant sur les mains d'Alfred, elle les couvrit de baisers et de larmes : « Mon bon jeune monsieur, vous me sauvez la vie ; que la bénédiction du Ciel vous accompagne. » Elle courut acheter du pain et du bois. Pendant ce temps, Alfred, assis sur la gerbe de paille, réchauffait dans son riche manteau les membres glacés de l'enfant. La pauvre mère revint délirante de joie.
Source : Gallica

Alfred ou L'enfant sans défauts (1835)

Il voulut rappeler a lui cette âme privilégiée, de peur qu'elle ne se pervertît dans les voies du monde, et le mal d'Alfred empira de jour en jour. Au milieu d'une famille désolée, le jeune chrétien fut le seul qui conserva une douce égalité d'âme. Quand les violens maux de tête qui l'accablaient lui donnaient un peu de relâche, il priait Adolphe de lui faire quelque lecture de piété. Quand sa fièvre était tombée, il roulait dans ses doigts les grains bénits d'un chapelet fait avec les pierres de l'Eglise du saint sépulcre.
Source : Gallica

Alfred ou L'enfant sans défauts (1835)

Ne pleure pas, ami, dit Alfred d'un ton caressant, la vie m'a été douce et la mort ne me fait pas peur. Celte vallée de larmes est l'exil, le
ciel est la patrie. Je ne te fais qu'une prière ; celle-là, Adolphe, c'est pour ton bien qui me touche tant! Tu m'aimes, n'est-ce pas?
Source : Gallica

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