Auguste Desportes

Résumé

Auguste Desportes Madame Desbordes-Valmore

Quand, après avoir lu madame Valmore, on lit Parny et Bertin à qui, à son début, on l’a souvent comparée, on les trouve froids et décolorés. C’est un monde de convention que le monde où ils vivent. Leur passion n’est pas vraie : le poète y tient plus de place que l’amant. Chez madame Valmore la vérité du sentiment vous saisit tout d’abord : un cœur palpite sous chaque vers, et la passion s’y fait reconnaître à son premier cri, à ses premières larmes. Le poète est effacé : il n’y a qu’une femme qui souffre, gémit et pleure
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Auguste Desportes Madame Desbordes-Valmore

Cette enfance si pauvre, cette maison paternelle si denuée, madame Valmore se prendra plus tard à les regretter ; elle dira : « Je n’ai vu la paix et le bonheur que là. ». C’est que les premiers soleils de la vie colorent tout divinement ; c’est que sous leur chaude influence l’imagination nous crée partout un Eden. C’est le temps des enchantements. Tout enfant, tout poète surtout peut dire comme la Jeune Captive :
L’illusion féconde habite dans mon sein...
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Auguste Desportes Madame Desbordes-Valmore

Ce bonheur modeste, muré, qui n’emprunte rien au dehors, est mal compris du monde, qui aime avant tout le mouvement et le bruit, et nous avons entendu bien des gens, indifferents au fond, s’apitoyer longuement sur la pauvreté du charmant poète. Qu’ils gardent leur pitié pour des malheurs plus grands. Bien souvent la pauvreté est acceptée sans trop de peine ; quelquefois même c’est un sort qu’on s’est courageusement choisi pour rester dans le parti de l’honneur et de la vertu.
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