Résumé

Ferdinand Pouy Dourneau (Démophile), poète à Roye… (1866)

Liberté tels sont tes appas, Dont mes airs ne sont que l'image.
Pour franchir cette onde fatale Qui le retenait dans les fers, Jadis l'ingénieux Dédale S'ouvrit un chemin dans les airs.
Tel fut le surprenant ouvrage De l'amour de la liberté ; C'est la seule divinité Digne d'inspirer le courage.
, S'il est deux bonheurs dans la vie, Le premier c'est la liberté, Voyez l'oiseau qui dans sa cage S'agite du matin au soir ; Il s'y nourrit du seul espoir d'échapper à son esclavage.
Source : Gallica

Ferdinand Pouy Dourneau (Démophile), poète à Roye… (1866)

Voilà l'autel, l'encens que la divinité Trouvera toujours digne d'elle.
Une telle morale ne pouvait que fortifier la Société populaire de Roye dans la voie de la modération où elle était. Ne faut-il pas en savoir quelque gré à son Secrétaire ?
Enfin, le recueil de poésies est terminé par les inscriptions en vers, placées au-dessous des emblèmes de la République, dans la salle des séances de la Société d'Avre-Libre.
DROITS DE L'HOMME.
La vérité triomphe; hommes voilà tes droits; Pèses-les sagement, gardes-en l'équilibre ; Mais apprend que pour être libre, Il faut être esclave des lois.
Source : Gallica

Ferdinand Pouy Dourneau (Démophile), poète à Roye… (1866)

Ses vers portent bien le cachet de l'époque révolutionnaire, mais avec une certaine prudence, et ses actes ne semblent pas avoir démenti se& écrits. En effet, qu'on se le rappelle, « Dourneau n'a laissé à Roye d'autre souvenir que celui de ses poésies. » C'est bien quelque chose pourtant ; trop peut-être pour ceux qui voudront le juger comme prêtre.
Ici nous ne voyons que l'écrivain, et nous ne pouvions rien retrancher de ce qui aidait à le faire connaître.
Dourneau aimait la liberté plus encore, peut-être,, que la République. C'est bien du moins ce que ses vers laissent penser.
Source : Gallica

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