Résumé

Achille Labatut Aux poëtes : ode qui a obtenu le premier prix aux concours poétiques du Midi de la France (1878)

Non, les jours ne sont plus, où, de flots d'ambroisie Égayant leurs repas, tes fils, ô Poésie, Buvaient le vieux Falerne en des amphores d'or !
Tibulle et Virgile assis près des Mécènes, A l'heure où de la nuit l'ombre couvre les plaines, A l'aile de leurs vers donnaient un libre essor !
Nous t'aimons cependant, ô sévère Immortelle !
Partout nous te suivrons, ô Muse toujours belle!
Car c'est dans le creuset que l'or est épuré!
C'est lorsque sous le vent le vieux chêne s'incline, Que plus profondément au sol il s'enracine, Et que suinte le miel, de son flanc déchiré.
Source : Gallica

Achille Labatut Aux poëtes : ode qui a obtenu le premier prix aux concours poétiques du Midi de la France (1878)

Mais tous les Dieux sont morts. Seule', la Poésie, Immortelle déesse, a sa place choisie Dans le zénith des cieux, dans les siècles sans fin !
Le temps n'a pu briser les cordes de sa lyre !
Sous ses baisers tout chante, ou tressaille, ou soupire !
Et tout regard s'embrase à son regard divin !
Saluez l'avenir f. Chantez donc, ô Poëtes!
Approchez de l'autel. Que vos âmes soient prêtes A recevoir le fer du sacrificateur, La Muse (cette amie à nulle autre pareille) Toujours mêle à l'éclat de sa lèvre vermeille Le sang des bardes saints qu'elle a baisés au cœur!
Source : Gallica

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