Pierre La Mazière

Résumé

Pierre La Mazière Mireille des Trois Raisins (1925)

Dans son sommeil, la domestique balbutia quelques syllabes confuses. Le son de cette voix ranima Mme Mireille, dissipa sa torpeur, la remit en état de souffrir. Elle saisit de nouveau la main d’Aimée-Désirée, la baisa, reprit son coffre, sa lampe électrique et sortit de la chambre pour rentrer chez elle, plus lourde d’anxiété que jamais.
En se glissant auprès de M. Adolphe endormi, elle était torturée par l’indécision et lorsque, vers le matin, elle fut enfin accueille par le sommeil, elle n’avait encore trouvé le chemin de son devoir.
Source : Gutenberg

Pierre La Mazière Mireille des Trois Raisins (1925)

La dot d’Aimée-Désirée serait splendide.
Mme Mireille était heureuse, trop heureuse d’avoir, par sa seule industrie, détourné la catastrophe qui menaçait, accompli, en toute simplicité, son devoir d’épouse de mutilé et de mère pour se demander quelles seraient les réactions de M. Adolphe si, un jour, il apprenait la vérité, c’est-à-dire quel surcroît de travail celle qu’il avait associée à sa vie s’imposait afin que la famille ne pâtît point de la déchéance physique de son chef.
Rien au monde n’aurait pu la déterminer à le mettre au courant.
Source : Gutenberg

Pierre La Mazière Mireille des Trois Raisins (1925)

On danse, on chante, on vocifère, on siffle autour d’elle. Et elle subit tant d’assauts que, malgré son habitude et sa vigueur, elle s’évanouit.
On la fait glisser sur le marbre. Elle tombe sur la banquette.
Mme Andrée, puis Mme Carmen, puis Mme Bambou, puis Mme Zizi subissent la même épreuve jusqu’à l’évanouissement.
Ces garçons ne sont-ils pas des sportifs ? Et, partant, ne convient-il pas qu’ils s’amusent à établir laquelle de ces femmes fournira la plus longue carrière avant de perdre connaissance ?
Honneur et gloire à la race blonde ! C’est Mme Joujou qui est recordwoman.
Source : Gutenberg

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