Adolphe Adam,
Souvenirs d’un musicien
“ Avant la Révolution, Monsieur, j’avais l’honneur d’être accordeur de la reine et des premières maisons de la cour. C’était alors une profession très-lucrative ! C’était une autre affaire d’accorder un grand clavecin dont les claviers avaient chacun des cordes différentes et dont plusieurs jeux avaient même des rangées de cordes respectives, que d’accorder vos misérables pianos à trois et à deux cordes ; on dit même qu’on en fait maintenant à une corde, ce qui est le comble de l’absurde. Aussi l’art de l’accordeur n’est plus qu’un métier, et voilà pourquoi tant de gens s’en mêlent. ”
