Joseph Barberet

Joseph Barberet

Résumé

Portrait de Joseph Barberet Joseph Barberet La Bohème du travail (1889)

Ils ont l'aspect attristé du pauvre honteux de tendre la main pour obtenir le pain que le travail ne lui donne plus. Ils demandent à voix basse et, s'ils ne reçoivent pas de réponse, ils se résignent en courbant tristement le front. Tout autre est la méthode du mendiant de profession. Il prend des airs de martyr, vous barre le chemin, s'accrocherait volontiers à vos vêtements et ne vous lâche qu'après avoir obtenu l'aumône que son obsession seule vous a arrachée.
On arrête des mendiants porteurs de montres en or et de porte-monnaie bien garnis, contenant des milliers de francs.
Source : Gallica

Portrait de Joseph Barberet Joseph Barberet La Bohème du travail (1889)

Les femmes de la bande noire portent leurs préférences sur les nippes et la vaisselle, mais principalement sur les nippes. Les hommes les laissent faire, à condition qu'elles videront les lieux après la vente du linge et des vêtements. La galanterie française se donne carrière jusque dans les repaires de l'Hôtel des ventes. Pourtant, les sujets, mâles et femelles, n'ont rien de bien séduisant ; ce qui n'empêche que des frotteurs viennent là, comme dans les grands magasins où il y a presse, pour éprouver des sensations. Il y a de tout à Paris, dans tous les lieux, jusqu'à l'inimaginable.
Source : Gallica

Portrait de Joseph Barberet Joseph Barberet La Bohème du travail (1889)

Il est, Monsieur le préfet de police, sous votre surveillance directe ; il sait combien il est livré d'œufs bons ou mauvais par l'approvisionnement des Halles.
De toutes les denrées alimentaires, l'œuf est le seul qui pourrait n'être mis en vente que lorsqu'il est présumé bon, et cela grâce à l'organisation des compteurs-mireurs. Comment se fait-il qu'il soit le seul qui ne soit pas détruit, lorsqu'il est établi qu'il y aurait danger à le livrer à l'alimentation?
Source : Gallica

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