Édouard Thierry,
Les voix de Paris : essai d'une histoire littéraire et musicale des cris populaires de la capitale…
(1857)
“ Son cri est extrêmement dur. Les chats fuient à son aspect. » Le cri féminin de la marchande de vieux chapeaux ne déride pas le triste observateur : « Telle est la destinée d'un feutre, dit-il; il commence, encore en poil, à être annoncé par le crieur, peaux de lapin; et après avoir orné une tète de savant, il finira, tout crasseux, sur les épaules d'une crieuse de vieux chapeaux, qui l'abandonne à un manœuvre ignorant, pour qui toute érudition est perdue. Si l'on pouvait écrire l'histoire des chapeaux, elle ressemblerait fort à celle des têtes humaines : vicissitude éternelle. » ”
