Charles Beauquier

Charles Beauquier

Résumé

Portrait de Charles Beauquier Charles Beauquier Philosophie de la musique (1865)

La musique pure, la musique instrumentale, se développe dans l'infini des sons. C'est l'art libre, abstrait, qui n'imite rien, qui n'a de signification qu'en lui-même.
Tandis que la musique vocale reste simplement humaine, ne se comprend pas en dehors de l'homme qu'elle exprime dans sa vie sensible et intellectuelle, la musique instrumentale est extérieure à l'homme ; son domaine c'est l'infini, c'est la matière qui vibre animée d'une vie spéciale, qui rend des sons, lesquels se combinent et se développent selon les lois imposées par la nature et par l'intelligence.
Source : Gallica

Portrait de Charles Beauquier Charles Beauquier Philosophie de la musique (1865)

Nous l'avons donc vu : la musique n'est point une langue qui exprime à l'intelligence ce qui se passe dans l'àme humaine; un solo n'est point un monologue, ni un duo un dialogue, ni une symphonie un roman. La musique n'agit directement que sur l'activité, sur l'essence même de l'àme et ne produit que des situations générales, des diathèses morales, et elle partage cette puissance avec tous les autres arts. La lumière et la ligne dans l'architecture, la lumière et le coloris dans la peinture ne produisent-ils pas eux aussi des situations morales dans l'âme du spectateur?
Source : Gallica

Portrait de Charles Beauquier Charles Beauquier Philosophie de la musique (1865)

Si l'art musical touche d'une façon éloignée à la morale, c'est simplement par le côté le plus général, par celui qui appartient à tous les arts, par la faculté qu'il a en tant qu'art de pousser l'âme vers l'idéal. A ce compte, veut-on avancer que la musique la moins matérielle est la plus morale, en ce qu'elle détache davantage l'homme de la vie des sens, nous ne nous y opposons pas. Mais là il s'agit plutôt de l'influence exercée par le beau en général que de l'essence même de la musique.
Source : Gallica

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