Résumé

Marie Bobillier Dictionnaire pratique et historique de la musique

Pour créer les formes libres où s’épanouira l’art moderne, dans la 9e Symphonie, dans la Messe en ré, dans les 33 variations sur un air de Diabelli, dans les dernières sonates et les derniers quatuors, il remonte, par-dessus les têtes de Mozart et de Haydn, jusqu’à Hændel, jusqu’à Bach, qu’il devine plus qu’il ne les connaît, jusqu’aux polyphonistes auxquels le rattache un mystérieux atavisme, jusqu’aux mélismes de la mélodie religieuse médiévale ; du creuset où se refondent et se condensent toutes les formes passées, jaillit la coulée incandescente de l’art nouveau.
Source : Wikisource

Marie Bobillier Dictionnaire pratique et historique de la musique

Tout amateur de musique qui borne ses jouissances et ses connaissances musicales à celles de l’audition, est proprement un illettré. Le véritable musicien, par une association immédiate entre l’image visuelle et l’image auditive, entend intérieurement l’œuvre qu’il lit et peut, même sans l’interpréter par la voix ou par le jeu d’un instrument, en saisir la signification totale par le langage musical intérieur.
Source : Wikisource

Marie Bobillier Dictionnaire pratique et historique de la musique

Il admire les Français, qui ont été si soigneux dans la notation des signes d’agrément, et déplore que l’on se soit relâché de cet usage, en s’écartant de leur admirable méthode. Les Italiens brillent surtout dans l’art d’orner le chant, les Français dans celui d’orner la musique de clavecin. De l’ensemble des considérations de Emm. Bach, il résulte qu’à son époque, la théorie et la pratique des ornements s’étaient à la fois surchargées d’innovations et simplifiées quant aux signes et aux règles, chacun finalement ornant à sa façon et selon son goût.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature