Alfred Sabatier

Résumé

Alfred Sabatier Bercy, son histoire, son commerce (1875)

Il est à l'extrémité de Bercy, au bord de la rue Nicolaï, une porte cochère qui ferme une cour pavée, ombragée par un grand noyer. Deux magasins étroits, profonds et noirs, débouchent sur cette cour. A gauche, tout à l'intérieur, a été bâti une sorte de pavillon dont les murs, jadis blanchis à la chaux, s'éraillent. Dans cette maison, dans cette cour, dans ces magasins perdus, à l'ombre de
ce noyer, vit un homme d'environ soixante ans, aux cheveux gris et longs, à la figure sèche, aux yeux bleus abritant sous d'épais sourcils un regard intelligent, ferme et bon tout à la fois.
Source : Gallica

Alfred Sabatier Bercy, son histoire, son commerce (1875)

Le collage est nécessaire lorsque les vins ont été troublés ou agités, afin de les rendre à leur limpidité naturelle, qualité qui plaît à tous les consommateurs, et sans laquelle les vins les plus agréables et les plus savoureux répugnent à la fois à l'œil et au goût. Il est vrai que la limpidité peut se rétablir par le simple repos; mais il est des époques et des circonstances où le repos n'est point parfait dans un vin qui a déjà perdu une partie de sa transparence. Les époques sont celles des équinoxes qui font travailler le vin d'une manière plus ou moins sensible.
Source : Gallica

Alfred Sabatier Bercy, son histoire, son commerce (1875)

Les chats et les rats de Bercy sont en guerre.—Ces derniers pullulent; les égouts de la Seine les amènent ; ils trouvent dans les magasins leur pâture, ils y restent et y prennent des proportions surprenantes. Toutleur est bon, mais ils adorent la chandelle, ces vilains cosaques, et il faut prendre les précautions les plus minutieuses, s'ingénier à découvrir mille cachettes pour ravir à leur atteinte ces chandelles tant désirées, qui servent à l'éclairage des magasins, pendant les heures de travail.
Source : Gallica

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