Alfred Sabatier

Résumé

Alfred Sabatier Mes adieux à Bercy (1859)

On peut dire de M. Pellou que c'est un de ces hommes trop rares, qui honorent plus les fonctions dont ils sont investis qu'ils ne sont honorés par elles La croix de la Légion d'Honneur lui a été souvent offerte, et assurément personne, que nous sachions, n'en était plus digne; mais
chaque fois qu'on insistait pour la lui faire accepter, il se bornait-à répondre : « J'ai fait « mon devoir comme homme et comme citoyen, « que chacun fasse de même ! »
M. Pellou a sous tous les rapports, on peut le dire sans crainte d'être démenti, bien mérité du commerce de Bercy.
Source : Gallica

Alfred Sabatier Mes adieux à Bercy (1859)

Aujourd'hui qu'en vertu du décret du 12 février 1859, Bercy est à la veille d'être annexé à la capitale, il m'est doux de consacrer quelques lignes de bon souvenir et d'adieu à un pays où fut mon berceau et où mon si regrettable père a sa tombe ; à un pays où je suis né, où j'ai grandi, où je suis devenu homme.
Source : Gallica

Alfred Sabatier Mes adieux à Bercy (1859)

Ce ne sont que négociants, que courtiers, que commis, allant, venant, munis de leurs
inséparables outils : tasse d'argent,petite pince et foret, occupés, ceux-ci, à faire charger leurs liquides, ceux-là, à les faire goûter aux clients, qui, en leur qualité d'acheteurs, affectent de trouver toujours le prix de la marchandise trop élevé.
Dans la belle saison, vous voyez ces messieurs du commerce, assis dans un doux far niente sous des tentes dressées vis-à-vis de leur entrepôt, deviser gaiement, en lançant con amore vers le cidl l'odorante fumée de leur petit Bordeaux ou de leur Loudrès.
Source : Gallica

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