Alfred Sabatier

Élements biographiques

Alfred Sabatier Promenades à Bercy (1878)

C'est la cuve, mon cher Maxime!. c'est la chaudière magique où l'on opère à toute heure, au grand jour, des miracles qui n'ont rien de commun avec les Noces de Cana.
De grâce, cependant, n'allez pas croire, amis lecteurs, que tous les vins de Bercy doivent passer par la cuve!. Ce serait dommage assurément.
Non : outre les maisons, peu nombreuses, il est vrai, qui ne vendent que les grands vins, il n'est pas de maison qui se respecte où ne se trouve un cellier bien clos, bien seul, où peu de personnes entrent : c'est le caveau.
Source : Gallica

Alfred Sabatier Bercy, son histoire, son commerce (1875)

Il est à l'extrémité de Bercy, au bord de la rue Nicolaï, une porte cochère qui ferme une cour pavée, ombragée par un grand noyer. Deux magasins étroits, profonds et noirs, débouchent sur cette cour. A gauche, tout à l'intérieur, a été bâti une sorte de pavillon dont les murs, jadis blanchis à la chaux, s'éraillent. Dans cette maison, dans cette cour, dans ces magasins perdus, à l'ombre de
ce noyer, vit un homme d'environ soixante ans, aux cheveux gris et longs, à la figure sèche, aux yeux bleus abritant sous d'épais sourcils un regard intelligent, ferme et bon tout à la fois.
Source : Gallica

Alfred Sabatier Mes adieux à Bercy (1859)

On peut dire de M. Pellou que c'est un de ces hommes trop rares, qui honorent plus les fonctions dont ils sont investis qu'ils ne sont honorés par elles La croix de la Légion d'Honneur lui a été souvent offerte, et assurément personne, que nous sachions, n'en était plus digne; mais
chaque fois qu'on insistait pour la lui faire accepter, il se bornait-à répondre : « J'ai fait « mon devoir comme homme et comme citoyen, « que chacun fasse de même ! »
M. Pellou a sous tous les rapports, on peut le dire sans crainte d'être démenti, bien mérité du commerce de Bercy.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature