Maxime Du Camp,
La Fortune de Paris - l’octroi et les revenus de la ville
“ Dès que la nuit était tombée, la ville était littéralement prise d’assaut ; les cabaretiers des villages de la banlieue dressaient leurs échelles contre le mur d’enceinte, et les barils de vin, les bouteilles d’eau-de-vie, la viande, la charcuterie, le vinaigre, étaient descendus, à l’aide de cordes, aux complices qui attendaient dans le chemin de ronde. Si quelque commis malavisé s’aventurait à vouloir réprimer cette fraude violente, on le rouait de coups, on le bâillonnait, et l’on continuait sans gêne l’introduction des denrées prohibées. ”
