Résumé

Victor Bonnet L’Impôt progressif et l’impôt proportionnel - Les taxes indirectes

LES TAXES INDIRECTES. Il n’y a pas de question plus délicate que celle de l’impôt. Savoir ce qu’on doit légitimement à l’état pour les services qu’on en reçoit, sous quelle ferme il convient mieux de s’acquitter pour éprouver le moins de gêne et ménager le plus la richesse publique, tel est le problème. On le discute depuis longtemps, et dans aucun pays on n’est encore parvenu à le résoudre d’une façon qui satisfasse tous les esprits. Ce qui le prouve, ce sont les remaniemens de taxes qui ont lieu constamment et à peu près partout.
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Victor Bonnet L’Impôt progressif et l’impôt proportionnel - Les taxes indirectes

Dans le premier de ces pays, le progrès de la richesse est tel qu’en prenant une très légère part des fruits qu’il donne chaque année l’état peut obtenir des sommes considérables sans apporter le moindre trouble dans les relations commerciales, — tandis que dans le second, pour avoir de l’argent et en petite quantité, le gouvernement s’attaque aux sources mêmes de la richesse, le prélève non-seulement sur le revenu, mais sur le capital, ce qui diminue les forces productrices du pays et le condamne à une infériorité constante.
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Que chacun doit payer en raison de la commodité dont il jouit? Cela existe déjà avec l’impôt proportionnel; — plus on est riche et plus on paie; mais si vous prétendez que, comme le directeur de spectacle, qui est le maître de sa salle, qui la dispose comme il l’entend et fait payer les places le prix qui lui convient, l’état est également le maître de tous les avantages dont nous jouissons dans la société, et qu’il est libre aussi d’en fixer le prix, alors la comparaison n’a plus de base.
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