Résumé

Hippolyte Faure Observations sur le projet de loi relatif à l'emprunt de 25 millions et à la prorogation de la surtaxe des boissons à l'octroi de Paris jusqu'en 1859… (1847)

Pendant que les vins paient une taxe au trésor et une taxe à la ville, il y a des articles qui ne paient ni à la ville ni au trésor. Ne serait-il pas plus juste de prélever, sur ces articles, aujourd'hui favorisés, la somme nécessaire à l'amortissement de l'emprunt ? Ne serait-il pas juste de profiter de cette circonstance pour opérer une révision générale du tarif, pour imposer ce qui ne paie rien et pour dégrever ce qui paie trop? Ne serait-il pas juste, par exemple, de taxer le gibier, qui ne paie pas, et de dégrever la viande, qui paie beaucoup ?
Source : Gallica

Hippolyte Faure Observations sur le projet de loi relatif à l'emprunt de 25 millions et à la prorogation de la surtaxe des boissons à l'octroi de Paris jusqu'en 1859… (1847)

N'est-ce pas constater la puissance d'une ville qui, avec ses ressources ordinaires, pourra effectuer cinquante millions de travaux neufs? N'est-ce pas constater la prospérité financière de Paris ? Mais, s'il est douteux que Paris emprunte, il est malheureusement trop certain que Paris, quoi qu'il arrive, prélèvera la surtaxe qu'on lui permettra de percevoir. Dans ce cas, possible d'après l'exposé des motifs, les Chambres se trouveront avoir autorisé sans raison, sans motif, une surtaxe injuste et écrasante, une dérogation manifeste aux principes les plus élémentaires de notre code financier.
Source : Gallica

Hippolyte Faure Observations sur le projet de loi relatif à l'emprunt de 25 millions et à la prorogation de la surtaxe des boissons à l'octroi de Paris jusqu'en 1859… (1847)

Nous voulons protéger l'industrie. » Si l'on demande une modification du tarif des bestiaux, dans le but de combler le vide qu'une crise terrible a fait dans la provision alimentaire du pays, on répond : « Y pensez-vous? le bétail français est un produit agricole. Nous voulons protéger l'agriculture. » Si cette double objection que l'on oppose invariablement aux adeptes de la liberté commerciale est fondée, si elle est sincère, si elle a vraiment pour but d'assurer la prospérité de l'agriculture et la puissance de l'industrie, voici le moment de le dire et de le prouver.
Source : Gallica

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