Résumé

A. Calmon Les Finances de l’Angleterre depuis les réformes de Sir Robert Peel

Lord John Russell, qui en 1842 avait combattu l’income-tax comme moyen de restaurer les finances et l’approuvait maintenant comme moyen d’aider à la réforme commerciale, contesta que l’emploi n’en dût être que momentané. Il attaqua les propositions de sir Robert Peel comme insuffisantes, et soutint que le seul parti à prendre pour fonder la prospérité financière du pays était de favoriser l’accroissement des échanges avec l’étranger et le développement de la consommation intérieure par l’abandon de tous les droits protecteurs ou restrictifs, par une large liberté donnée au commerce.
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A. Calmon Les Finances de l’Angleterre depuis les réformes de Sir Robert Peel

Aujourd’hui il n’y a plus de taxes sur les matières premières, ni sur la plus-value que leur donne l’industrie de l’homme, ni sur le sel des pauvres, ni sur les épices du riche, ni sur les substances utiles à la santé, ni sur l’hermine du juge, ni sur la corde du criminel, ni sur les clous du cercueil, ni sur les rubans de la fiancée, et cependant le produit des douanes et de l’excise est plus élevé qu’avant que l’industrie n’eût été affranchie, par l’abandon de toutes ces taxes.
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Dans la partie de son exposé qui concernait cette importante réforme, Robert Peel ajouta que le taux de la nouvelle taxe devait être fixé à un chiffre assez haut, pour que le produit permît tout à la fois de faire cesser le déficit et d’entreprendre une réforme dont le résultat serait de ranimer le commerce, d’imprimer à l’industrie un mouvement qui réagirait de la façon la plus heureuse sur tous les autres intérêts du pays, et, en diminuant le prix des objets de consommation, de compenser ainsi pour les contribuables les sacrifices qui leur étaient encore demandés.
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