Résumé

André Cochut La Situation financière du royaume d'Italie et les Finances pontificales

L’avenir de l’Italie dépend de l’expérience qui sera faite à cet égard. Ne nous faisons pas d’illusions. S’il était possible au pouvoir temporel de vivre et de se mouvoir dans les limites tracées par la convention du 15 septembre, Rome mettrait Florence en péril. S’il reste démontré au contraire que le régime du 15 septembre ne peut pas faire ses frais, comme il est impossible de revenir sur ce contrat, la papauté se fatiguera d’une royauté souffreteuse et mendiante, et elle ira au-devant d’une combinaison de nature à concilier son indépendance religieuse avec la pacification de l’Italie.
Source : Wikisource

André Cochut La Situation financière du royaume d'Italie et les Finances pontificales

Cette vente d’immeubles qui donnerait peut-être 1 milliard, mais qu’il faudrait compenser en inscrivant 55 millions de plus au passif du budget, ne serait pas autre chose qu’un emprunt, et n’est-ce pas déjà par l’excès des emprunts que l’Italie a été amenée sur le bord de l’abîme où elle se cramponne ? Si on vend ces biens avec une sage lenteur, ce sera une faible ressource ; si on brusque la réalisation, il en résultera un avilissement de toute la propriété foncière, et le trésor perdra, par la détresse et le découragement des propriétaires, ce qu’il aura gagné par les ventes.
Source : Wikisource

André Cochut La Situation financière du royaume d'Italie et les Finances pontificales

L’impôt sur les portes et fenêtres, moyen primitif de saisir le revenu, ferait double emploi en Italie, où l’income-tax a été introduit sous le nom d’impôt sur la richesse mobilière. Le droit de mouture est en réalité un impôt sur le pain : il a un air de dureté à l’égard du pauvre, et à ce titre il est frappé d’une réprobation instinctive ; supprimé à peu près partout, il n’existe peut-être plus que dans les provinces laissées au pape.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature