Joseph Vincens, Délimitation des régions viticoles… (1911)
“ Avec leurs qualités remarquables, il est permis de s'étonner que les excellentes eaux-de-vie d'Armagnac ne se soient pas fait une réputation plus étendue et mieux assise. La raison qui n'a pas cessé d'être vraie remonte, semble-t-il, assez loin. « En 1818, le prix des eaux-de-vie d'Armagnac s'éleva à 800 francs la pièce. Celui des eaux-de-vie des Charentes monta encore plus haut. Aussi les Bretons, qui ne buvaient que de l'Armagnac, achetèrent de l'eau-de-vie du Midi, tandis que les Normands, qui n'avaient bu que des Charentes, se mirent à boire des Armagnacs moins chères » (3) . ”
