A.-M. Desmoulins

Résumé

A.-M. Desmoulins Traité pratique des vins, cidres… (1890)

Tout dépend de la nature des vins, des qualités qu'on veut obtenir, de la clientèle à servir, et tout le secret de l'opérateur réside dans la connaissance approfondie des divers buts à atteindre. C'est son art qu'il conserve précieusement pour lui et qui fait son succès près des acheteurs. Grâce à son intelligence, à son savoir et à sa longue expérience en la matière, il discerne les qualités de vins qui ont le plus d'affinité les unes pour les autres, et non seulement il produit un tout homogène, mais encore il obtient un vin ayant un goût franc qui le rapproche des vins de bonne nature.
Source : Gallica

A.-M. Desmoulins Traité pratique des vins, cidres… (1890)

C'est une espèce de vin blanc, rendu amer et tonique par une infusion de diverses substances végétales, auxquelles on attribue des propriétés stomachiques.
La base du vermouth, c'est le vin blanc ; les plantes amères, toniques, n'en sont que l'accessoire, la broderie et l'ornement.
C'est du choix de la qualité du vin blanc que dépend essentiellement le mérite du vermouth. C'est à l'art du fabricant qu'il appartient de combiner dans de sages proportions les ingrédients qui transforment le vin en vermouth et lui donnent le bouquet, l'arome fin et délicat qu'il doit avoir.
Source : Gallica

A.-M. Desmoulins Traité pratique des vins, cidres… (1890)

Viner le vin, c'est assurément lui donner de la force, lui fournir le moyen de stériliser, dans une certaine mesure, les ferments nuisibles et, par suite, d'échapper aux maladies, mais ce n'est pas le pourvoir et l'enrichir de tous les principes vineux. Si l'alcool est l élément le plus important du vin, il ne peut pas suppléer à l'absence des matières qui constituent l'extrait sec, qui est, en quelque sorte, la chair, le corps du vin.
Source : Gallica

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