Résumé

Émile Viard Traité général de la vigne et des vins… (1892)

Pour le Dr Guyot, le vin est une boisson alimentaire avant tout, la satisfaction de la vue et de l'odorat ne vient qu'après. Ce sont l'estomac, les muscles, le coeur et la tête qui sont les juges suprêmes des vins.
Les vins désagréables donnent des malaises et de la tristesse.
C'est le vin qui fait la franchise et la générosité des Français ; les buveurs de bière n'ont jamais autant d'esprit et de gaîté ; les pays à cidre n'ont pas la franchise.
Source : Gallica

Émile Viard Traité général de la vigne et des vins… (1892)

En saturant les vins par ses carbonates terreux, oxydant, les matières astringentes par son oxygène, l'eau altère le goût du vin, qui devient plat, en diminue l'acidité et en rend la conservation difficile. Non seulement le vin ainsi obtenu est moins savoureux, moins excitant, moins nutritif ; mais grâce à la dilution de son alcool, de son tannin et de son extrait ; grâce aussi à l'introduction des germes d'altération ou ferments, qu'apportent avec elles la plupart des eaux, il se transforme en un liquide qui s'altère assez rapidement s'il n'est pas immédiatement consommé.
Source : Gallica

Émile Viard Traité général de la vigne et des vins… (1892)

La dégustation d'un moût est tout à fait insuffisante pour juger du titre acide ; il en est de môme du vin nouveau. Le sucre qui reste masque souvent son acidité, de sorte qu'un vin après la deuxième fermentation peut être dur et acide, lorsqu'à l'état de moût ou de vin nouveau, il paraissait doux et tendre.
Il ne faut pas croire néanmoins que l'on puisse déterminer la qualité d'un vin d'après son titre acide ; mais cependant on ne peut le négliger ; il faut qu'il reste dans la moyenne, une insuffisance d'acides donnant un vin sans bouquet, et un excès fournissant des vins désagréables.
Source : Gallica

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