Ed. Gasser

Résumé

Ed. Gasser En Bourgogne, la vigne (1905)

Pour faire du bon vin, il faut de bonnes vendanges, et dans la vinification il importe de ne pas marcher à l'aveugle, de ne pas se contenter de jeter pêle-mêle n'importe quel produit, de laisser cuver sans soin, de mettre sous presse, et de mettre en fûts. Non !
il faut s'entourer de maints soins, vendanger, si possible, par le beau temps, de manière à mettre, comme l'on dit en Bourgogne, le soleil dans la cuve, de n'opérer qu'avec des vases et ustensiles vinaires très propres, en un mot, d'apporter dans la vinification
tous ces soins de propreté sur lesquels il serait puéril d'insister.
Source : Gallica

Ed. Gasser En Bourgogne, la vigne (1905)

La vigne, en culture, est douée d'une activité de végétation surprenante, elle a besoin de nourriture en tout temps ; elle ne peut être comparée à un animal autophage qui, à un moment donné, a fait ample provision et se suffit à lui-même, ni même à un végétal d'essence forestière qui croît, pousse, grandit et trouve sa nourriture dans la couche d'humus formée par ses dépouilles et vivifiée par l'oxygène de l'air, l'eau et les gaz que celle-ci entraîne.
Source : Gallica

Ed. Gasser En Bourgogne, la vigne (1905)

Rien ne semble plus aisé que de convertir en vinaigre un vin piqué ; il suffit, croit-on, d'y ajouter un peu de mère de vinaigre ; il n'en est rien. L'acétification est soumise à certaines lois qu'on ne peut transgresser. Si l'acétification n'est pas bien dirigée, une fermentation glaireuse intervient, tout l'alcool, base du vinaigre dont il est un terme secondaire, disparaît ; le liquide pourrit, s'affadit, et ne s'acidifie pas ; une abondante végétation, visqueuse, quasi gélatineuse comme du mou de veau, du frai de poisson, envahit le récipient.
Source : Gallica

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