Jules Guyot,
Culture de la vigne et vinification
(1864)
“ Le vin, depuis sa naissance jusqu'à sa mort, par maladie ou par vieillesse, n'est point un être chimique, fini, à principes immédiats fixes; c'est un liquide vivant, qui a sa jeunesse, sa virilité, sa vieillesse et sa décrépitude. Les grands vaisseaux sont pour lui ce que les grandes villes sont pour les hommes : la vie y est tumultueuse, rapide, pleine de vices, de maladies et d'autres éléments de destruction. Les vins comme les hommes vivent plus sagement et plus longuement dans un petit cercle et dans l'isolement : la bouteille est l'ermitage du vin, la cellule du cénobite. ”
