Romuald Dejernon, La vigne en France et spécialement dans le Sud-Ouest… (1866)
“ Oui, le vigneron qui a planté la vigne, qui l'a taillée, qui l'a travaillée, qui lui a donné son empreinte, qui a mis en elle une partie de lui-même par le travail, n'aime pas seulement sa vigne ; elle fait corps avec lui. Enfin, dans les vignes, le cœur ne se ride pas comme le front, et la vie saine de la campagne grandit l'âme, l'élève et écarte d'elle ces souillures, si communes dans les grandes villes. — Le vigneron ne relève que de luimême, et ne demande qu'à Dieu de féconder ses sueurs; il trouve l'indépendance dans le travail qui lui laisse ainsi la dignité du caractère. ”
