Résumé

Alexis Riondet L'agriculture de la France méridionale… (1868)

Le mûrier est un arbre doué d'une grande vigueur, il étend au loin ses racines véritablement voraces, et il porte le plus grand préjudice à tous les végétaux qui se trouvent près de lui, et même à une assez grande distance. Aussi pour le mûrier plus encore que pour les autres arbres, il convient d'appliquer le principe de la spécialisation, car même en l'établissant en allées, ou en simples bordures autour des champs, son influence nuisible se fait sentir à la distance de dix ou douze mètres,
et dans cet espace de terre rien ne peut réussir, ni les oliviers, ni la vigne, ni les céréales.
Source : Gallica

Alexis Riondet L'agriculture de la France méridionale… (1868)

C'est l'olivier qui demande le moins de dépense, et c'est le premier de tous les arbres, a dit aussi Columelle.
Cette déplorable croyance s'est ainsi transmise de siècle en siècle, et de génération en génération, et l'olivier a été abandonné à lui-même, sans culture et sans engrais, et il y a des pays où il croit naturellement, et où l'on ne prend pas même la peine de le greffer. On se borne à cueillir les olives lorsqu'elles sont tombées et dans d'autres pays on les greffe, on les plante, on leur donne tous les ans un petit labour, mais on ne les fume jamais.
Source : Gallica

Alexis Riondet L'agriculture de la France méridionale… (1868)

A l'œil nu, ce n'est qu'une tache blanchâtre, mais le microscope permet d'y reconnattre tous les caractères d'un végétal qui émet des tiges, fleurit, fructifie et laisse échapper de ses capsules, qui s'entrouvent, des quantités innombrables de graines. Sous les étreintes des racines et des tiges de l'oïdium, les parties vertes de la vigne se racornissent, cessent de croître et de végéter. Les grains de raisins s'entr'ouvrent, longtemps avant leur maturité, et la récolte est perdue, et souvent la vigne elle-même meurt.
Source : Gallica

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