Gelée blanche

Définition et enjeux

Léon Duchemin Nouveaux mémoires d'un décavé (1876)

Après déjeuner on chasse. C'est le moment exquis. Il fait un temps radieux, pas un nuage au ciel, un petit froid sec et vif, et le soleil inonde de ses rayons les guérets d'où s'élève en chantant l'alouette matineuse. La gelée blanche couvre les feuilles mortes d'un léger glacis délicieux à l'oeil. Les branches des arbres dénudés étincellent de givre, la forêt est poudrée à frimas
comme une marquise peinte par Largillière, et dans les prés où le soleil a fait fondre la gelée, des gouttes de rosée semblables à des diamants ou à des émeraudes tremblotent au bout des brins d'herbe.
Source : Gallica

Le livre de la ferme et des maisons de campagne… (1872)

Aux faits observés sur les phénomènes qui accompagent les effets de la gelée sur les végétaux à tissus tendres, comme la vigne, j'ajouterai le suivant, c'est que lorsqu'elles sont couvertes de gelée blanche, les pousses de ces végétaux sont dans un état d'équilibre qu'il est fort dangereux de rompre. Ainsi un rameau blanchi parla gelée et ensuite garanti par un abri, norcit si on le touche avec la main, avec une étoffe, une baguette ; sur les tiges de luzerne, on obtient le même effet ; il se produit aussi sur le mûrier.
Source : Gallica

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