Collectif

Résumé

Collectif,  Contes chinois

“ Yi-tchouan qui avait écouté depuis le commencement, et qui n’avait pas perdu un seul mot, fondit en larmes, et s’écria : « Cœur froid, homme insensible que vous êtes ! J’ai porté le deuil depuis trois ans ; j’ai souffert mille peines et mille tourmens à cause de vous, et dans cet instant même, vous ne vous expliquez pas encore...... Qui êtes-vous ? Qu’attendez-vous ? » Soung-kin, les yeux baignés de larmes, l’appela : « Venez, ma chère femme, venez, que je vous voie, » Le mari et la femme se jetèrent dans les bras l’un de l’autre en pleurant. ”
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Collectif,  Contes chinois

“ « Le crime est avéré, » dit-il. Wang allait être appliqué à la question, lorsqu’il supplia qu’on voulût bien l’écouter un moment.
« Ce squelette, dit-il, dont les chairs sont desséchées et pourries, fait assez voir que ce n’est pas un homme tué tout récemment. Si donc j’ai été coupable de ce meurtre, pourquoi mon accusateur a-t-il attendu jusqu’à ce jour à me déférer ? N’est-il pas plus naturel de penser que Hou est allé chercher, je ne sais où, ce squelette pour hasarder cette calomnie, et m’écraser, s’il pouvait, comme d’un coup de foudre ?
« La réponse est assez bonne, » dit le mandarin.
”
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Collectif,  Contes chinois

“ Pour ce qui est de nous autres femmes mariées à des philosophes, qui faisons profession, comme d’une vertu austère, il nous est bien moins permis de nous remarier : si nous le faisions, nous deviendrions un objet de risée. Mais vous vous portez bien ; à quoi bon ce langage, et quel plaisir prenez-vous à me chagriner ? »
Alors, sans rien dire davantage, elle se jette sur l’éventail que son mari tenait à la main : elle le lui arrache, et de dépit elle le met en pièces. « Calmez vous, dit Tchouang-tseu, votre vivacité me fait plaisir, et je suis ravi que vous preniez feu sur un pareil sujet. »
”
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