Eugène-Albert Langlet

Résumé

Eugène-Albert Langlet Le peuple annamite : ses moeurs… (1913)

Le plus grand souci de l'Annamite est d'avoir une descendance mâle, afin de perpétuer la lignée familiale et de s'assurer les honneurs qu'il a rendus lui-même à ses aïeux. Il est donc nécessaire qu'il ait le plus d'enfants mâles possible, pour que son nom soit en honneur et pour rendre le culte aux ancêtres, les fils seuls ayant le droit de faire les sacrifices rituels. S'il n'a pas d'enfants, ce n'est pas sa faute, mais celle des génies.
Source : Gallica

Eugène-Albert Langlet Le peuple annamite : ses moeurs… (1913)

L'épouse stérile est considérée comme impropre au mariage, dont le but essentiel est la procréation; en renvoyant l'épouse stérile à sa famille, le mari agit non seulement en son nom, mais aussi au nom de tous ses ancêtres, puisqu'il a mission d'assurer leur culte et le sien propre après sa mort, et que cela n'est possible qu'avec une descendance nombreuse.
Il est évident que l'épouse atteinte d'une infirmité de nature à la rendre inapte à procréer, est considérée comme l'épouse stérile, et peut être répudiée.
Source : Gallica

Eugène-Albert Langlet Le peuple annamite : ses moeurs… (1913)

L'après-midi, un prêtre choisi parmi les rares bonzes estimés et qui s'intitule premier serviteur du génie, parcourt la localité à grand renfort de gongs et de cymbales. Il tient à la main une sorte d'émouchoir qu'il agite pour chasser les mauvais esprits ; il va dans chaque pagode, s'arrête devant tous les autels ; il informe les autres génies de la fête qui se prépare et les invite à venir prendre leur part du festin ; à chaque halte, les gongs, les tam-tams font un peu plus de tapage, si cela est possible, et ce sont des politesses, des génuflexions sans fin.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature