Alexis Piron,
Poésies badines et facétieuses
“ LE PLACET.CONTE. Du temps qu’il se trouvait en France Des magistrats un peu galants, Un intendant, à l’audience, Promenait ses regards parmi les suppliants, Et recevait leurs vœux d’un grand air d’importance.. . . . . . . . . . . . . . . . Il avise en un coin, dans une humble posture, Une petite créature Tenant un placet à la main : Elle a seize ans, teint de lis et de rose : Elle a sans doute une bien bonne cause, Approchez, belle enfant, monseigneur est humain ”
