Résumé

Auguste Profillet De la Vie et des ouvrages de François Villon… (1856)

Au retour de dure prison, Où j'ai laissé presque la vie,
promenant tour à tour sa vie de la prison dans l'exil, de l'exil au pied du gibet, sans que rien chasse jamais la gaîté de son cœur, ni le rire moqueur de sa lèvre, digne modèle enfin du portrait tracé par Marot : Sentant la hart de cent pas à la ronde.
Au demeurant, le meilleur fils du monde :
tel est, tel s'est peint lui-même maître François Villon.
Source : Gallica

Auguste Profillet De la Vie et des ouvrages de François Villon… (1856)

Sa gaîté est de celles dont parle un moderne héritier de Villon, et
Qui n'offensent point la tristesse.
C'est alors que ses poésies présentent ce caractère qui étonne et qui charme, d'une mélancolie gracieuse, d'un touchant retour sur cette existence, si courte hélas! et si souillée, et, dans une vie honteuse et un siècle grossier, quelques inspirations égalant ce que, dans une civilisation éclairée, et au milieu des douceurs d'une vie heureuse, l'art d'Anacréon et d'Horace a pu exprimer de plus délicat et de plus touchant.
Source : Gallica

Auguste Profillet De la Vie et des ouvrages de François Villon… (1856)

En même temps qu'à l'ombre du trône une classe nouvelle s'élevait sur les ruines du système féodal, à la place de la poésie qu'avait eue la féodalité, poésie seigneuriale et de châteaux, une autre apparaissait, non de celles que la majorité de la nation n'eût pu comprendre, mais qui, créée à l'image et à l'usage de tous, introduisait dans la poésie un élément nouveau, le tiers-état, le peuple.
Au génie populaire, dont l'empreinte est si fortement marquée dans les œuvres de Villon, se mêle parfois une inspiration plus grave.
Source : Gallica

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