Marcel Schwob

Marcel Schwob

Résumé

Portrait de Marcel Schwob Marcel Schwob Revue des Deux Mondes

Deux ans après qu’il avait écrit une œuvre de repentir, il se faisait encore venger par ses compagnons d’un souvenir rancunier de sa mauvaise vie. La complication d’une pareille existence, la difficulté de composer des attitudes pour ces différentes sociétés, le goût même pour une mascarade continuelle, font voir que François Villon n’avait pas l’âme naïve. Il posséda au plus haut point la belle expression littéraire. C’était un grand poète. Dans un siècle où la force, le pouvoir et le courage avaient seuls quelque valeur, il fut petit, faible, lâche, il eut l’art du mensonge.
Source : Wikisource

Portrait de Marcel Schwob Marcel Schwob Revue des Deux Mondes

Ainsi Villon quittait Paris une seconde fois, en hiver, allant vers l’Ouest, mais avec 100 écus d’or dans sa poche. C’était sa véritable vie errante qui commençait. La fuite de 1455 n’en avait été que la préparation. Il savait qu’on lui pardonnerait bien difficilement un vol comme celui du collège de Navarre. Il ne comptait plus sur Guillaume de Villon, ni sur les amis de Mme Ambroise de Loré. L’exil dont il s’est plaint fut volontaire, et il s’imposa son bannissement. Les coquillards lui avaient enseigné toutes les façons de vivre sur la route.
Source : Wikisource

Portrait de Marcel Schwob Marcel Schwob Revue des Deux Mondes

On peut aujourd’hui étudier l’homme et son milieu.
Quoique François Villon ait emprunté à Alain Chartier la plupart de ses idées morales, à Eustache Deschamps le cadre de ses poèmes et sa forme poétique ; bien que, près de lui, Charles d’Orléans ait été un poète de grâce infinie et que Coquillart ait exprimé la nuance satirique et bouffonne du caractère populaire, c’est l’auteur des Testamens qui a pris la grande part de gloire poétique de son siècle.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature