Résumé

Portrait de François Villon François Villon Oeuvres de François Villon, publiées avec une introduction… (1930)

Vers la fin de janvier 1456 au plus tôt, Villon rentrait à Paris, affilié à une bande de malfaiteurs. Rien ne prouve qu'il ait tenté de reprendre l'habitude du travail régulier, et l'oisiveté dans laquelle il vécut sans doute attira sur lui toutes sortes de calamités. Dix mois après son rappel de l'exil, aux environs de la fête de Noël, il quittait brusquement Paris et, se dirigeant sur Angers, il lançait en guise d'adieu à ses amis un poème composé de quarante huitains, qu'en raison de son contenu on appela bientôt Testament : c'est celui qu'on a nommé depuis le Petit Testament 1.
Source : Gallica

Portrait de François Villon François Villon Oeuvres de François Villon, publiées avec une introduction… (1930)

Voyez comment maint jeunes homs est mort Par offencer et prendre autruy demaine.
Chascun en soy voye sa mesprison,
Ne nous venjons, prenons en pacience ;
Nous congnoissons que ce monde est prison Aux vertueux franchis d'impacience ;
Battre, rouiller, pour ce n'est pas science, Tollir, ravir, piller, meurtrir a tort.
De Dieu ne chault, trop de verte se tort Qui en telz faiz sa jeunesse demaine,
Dont a la fin ses poins doloreux tort Par offencer et prendre autruy demaine.
Source : Gallica

Portrait de François Villon François Villon Oeuvres de François Villon, publiées avec une introduction… (1930)

Cy, devant Dieu, fais congnoissance Que créature feusse morte,
Ne feust vostre doulce naissance, En charité puissant et forte, Qui ressuscite et reconforte Ce que Mort avoit prins pour sien. Vostre presence me conforte : On doit dire du bien le bien.
Cy vous rans toute obeyssance, Ad ce faire raison m'exorte,
De toute ma povre puissance :
Plus n'est deul qui me desconforte, N'aultre ennuy de quelconque sorte. Vostre je suis et non plus mien ; A ce, droit et devoir m'enhorte : On doit dire du bien le bien.
Source : Gallica

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