Résumé

Paul de Wint Le Prévôt de Paris, 1380, par Paul de Wint (1833)

Une femme était à ses côtés, et ne le quittait pas plus qu'une ombre; c'était sa sœur
Jehanne-la-Saillarde, Jehanne la fille de joie qui avait quitté le clapier de la rue Froidmentel, pour venger la mort de son amant Jehan-le-vieil, qu'un homme d'arme avait étendu à ses pieds.
Elle tenait en main un poignard qu'elle brandissait avec fureur ; les imprécations les plus horribles sortaient de sa bouche de femme; et sa voix menaçante excitait au meurtre des hommes déjà familiarisés avec lui.
Et des voix sortaient de cette multitude et s'adressaient à Maillard.
Source : Gallica

Paul de Wint Le Prévôt de Paris, 1380, par Paul de Wint (1833)

Germès , ivre d'amour, pressait contre son cœur la jeune Caguerine; il l'étreignait dans ses bras nerveux ; il déposait sur son front, sur sa bouche, les baisers les plus brûlans; et la jeune fille à demie vaincue, n'opposait plus qu'une faible résistance aux caresses hardies de son amant; elle entrait pour ainsi dire, dans un monde inconnu pour elle ; où des jouissances qu'elle n'avait jamais senties, se renouvelaient à chaque instant, à chaque minute ; où son cœur gonflé d'amour , se dilatait en soupirs ; où sa tête ne pouvait plus créer qu'une seule pensée: une pensée d'amour!.
Source : Gallica

Paul de Wint Le Prévôt de Paris, 1380, par Paul de Wint (1833)

L'amour était pour elle un mot vide de sens, et le mariage un acte auquel elle ne voulait pas se soumettre.
Avec ses vingt ans, elle était bien jeune, Sara !. et, son cœur s'agitait au seul penser qu'il faudrait partager ce qu'elle ressentait pour son père, et le reporter sur un être qu'elle connaîtrait à peine. Elle ignorait, que ce que nous nommons amour ; et ce qu'elle entendait par amitié, étaient deux essences différentes et distinctes, deux passions qui
pourraient se représenter, l'une par la folie, l'autre par la sagesse.
Source : Gallica

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